samedi 11 juin 2011

En route vers Chora Skafion

Nous essayons de prendre le rythme crétois et passons la matinée à la terrasse d'un bar, au bord de la mer entre  parties de dames et greeks coffees.

Quel calme ! Nous avons l'impression d'être dans un havre de paix, c'est la "zénitude".

Avant notre départ, nous profitons une dernière fois des plaisirs de Loutro... sa plage et ses eaux turquoises.


Afin de rejoindre Chora Skafion, deux possibilités s'offrent à nous, le ferry pour 20 mn de trajet ou 2 heures de marches pour 6 kms sous la chaleur crétoise. Le décision était facile à prendre, nous ne sommes pas fous, sans hésitation nous décidons évidemment de faire ...la marche, avec en plus bien sûr nos sacs à dos.

La première partie se fait en longeant le littoral sur un chemin plutôt facile et bien tracé. La chaleur est omniprésente et la proximité de la mer n'est pas rafraichissante. Nous croisons régulièrement quelques habitants typiques de la Crète, les "kri kri" petites chêvres sauvages de montagnes.



Sur la seconde partie, comme indiqué dans le guide du routard, le parcours devient plus difficile et est vraiment déconseillé aux personnes sujettes au vertige. En effet, le chemin se dessine à peine, au milieu des blocs de pierres qui constituent le rivage. Puis le sentier s'èleve et nous surplombons la mer d'une cinquantaine de mètres, la falaise est à pic, nous rasons au plus près la paroi à notre gauche. Nous nous obligeons à regarder que nos pieds en essayant d'oublier la mer en contrebas. Bizarrement, bien que la chaleur ne soit pas plus importante, nous suons beaucoup plus. A notre grand soulagement, le reste du parcours se fait via la route menant à Chora Skafion.




Le long des routes crétoises, règulièrement, nous croisons des petites églises miniatures en hommage aux personnes victimes d'accident de la route.



Bien que la marche n'ai duré que 2 heures, nous étions dans le même état de fatigue que lorsque nous avions fait les gorges de Samaria.

Le petit port de Chora Skafion ne dégage pas un charme fou, c'est surtout un lieu de passage pour rejoindre le nord de la Crète, nous restons juste une nuit et repartirons demain à 7 heures.

vendredi 10 juin 2011

Loutro

Aujourd'hui, nous reprenons notre coquille de noix en direction de la tres pittoresque station de Loutro.
En effet, ici, pas de route, le bateau est le seul moyen de locomotion. Tres typique, ce petit village se love au fond d'une crique aux eaux limpides et turquoises.








Au programme, journee farniente ... le corps en a besoin.

Notre principale preoccupation de la journee a ete de dechiffrer le menu du resturant ou nous sommes alles. Bien que celui-ci soit traduit du grec en anglais, notre manque de vocabulaire s'est fait ressentir. Apres quelques hesitations, nous avons optes pour "l'octopus in vinegar", le poulpe au vinaigre, delicieux.

Notre article ne sera pas agremente de photos car ici, pas de connexion wifi, juste un ordinateur relie a internet mais sans prise usb. Pas d'accents non plus, car nous sommes sur un clavier qwerty (anglophone) et nous ne les avons pas trouve.

jeudi 9 juin 2011

Ile d'Elafonissi

Si hier, le réveil avait été difficile, ce matin il fût douloureux. Je crois que le poids du sac se fait sentir ... ou peut-être est-ce le poids des années. Cela tombe bien, aujourd'hui, nous avions décidé de faire une journée au lagon d'Elafonissi. En attendant notre bateau, nous patientons en dégustant un café grec. Pour ceux qui ne connaissent pas, attention, ne pas le boire en entier (c'est vraiment pas bon), car  à l'instar des cafés turcs, le fond est composé de marc de café.

Au loin, le bateau arrive ... les nuages gris aussi. Bien que les conditions climatiques ne soient pas idéales, nous décidons malgré tout, coûte que coûte, de poursuivre notre itinéraire.


Elafonissi, nous voici !

La Crète, pays très touristique, est connu pour son climat très ensoleillé, stastiquement, 1 jour de pluie au mois de Juin. Et malheureusement, je crois que c'est aujourd'hui.

Nous débarquons. Malgré le ciel gris et quelques gouttes de pluie, la chaleur est malgré tout présente. Sous nos yeux, le lagon se dessine,  une eau turquoise et cristalline, est entourée de bande de sable au reflet tose. Le site est magnifique. D'après les guides touristiques, c'est la plus belle plage de la Crète.





Dans une petite crique, isolée du flot touristique, nous posons nous serviettes, et plouf ! dans la mer de Lybie.
Après avoir goûté aux bienfaits du farniente, il est temps de partir et de retourner à Paléochora. Et comme par magie, le soleil fait son apparition ...


mercredi 8 juin 2011

Les Gorges de Samaria

6h30. Encore un réveil matinal. Nous continuons notre périple vers le sud de la Crète, et plus précisément vers les célèbres gorges de Samaria.
La Crète à ceci de similaire avec la Corse c'est qu'elle est constituée en son centre d'un massif montagneux.
Donc après 1h de bus sur les routes sinueuses de montagnes, nous arrivons à destination. Afin de nous faciliter le tansfert, nous avons décidé de faire ce trek en emportant nos sacs à dos, comme de bons vieux militaires !


C'est donc arnaché de la sorte que nous commençons la descente sur un sentier parfaitement aménagé et à qui a la particularité , sur les 2 premiers kilomètres, de descendre de 1000m. Nous serpentons, agréablement, au milieu des pins accompagné par la fraicheur d'un torrent qui coule au fond de la vallée.

Au détour d'un virage, nous tombons sur un spectacle pour le moins étonnant, le site est rempli de petit monticules de cailloux, il y en a partout, sur les arbres et sur les rochers. Est ce un coutume locale ou simplement un jeu repris par tous les visiteurs de la gorge ? Pris dans l'ambiance et la particularité du site, nous avons apporté nos pierre à l'édifice.


Après avoir traversé un paysage plus aride, où la végétation se regroupe en ilôts écrasés par les soleil, on atteint un pont de bois qui mène au village abandonné de Samaria. Là sur l'ancienne place du village, et après 3 bonnes heures de marche, nous faisons une halte pique-nique à l'ombre des oliviers. Cà fera toujours çà de moins à porter !
Bon, ce n'est pas tout, mais nous sommes qu'à la moitié du parcours et il faut y aller !

Le paysage change, nous marchons sur le lit du torrent asséché. Les parois de chaque côté se resserrent au fur et à mesure. La marche devient pénible et la chaleur est omniprésente. Puis on découvre l'entrée des "Sidéroportès", portes de fer. 3 portes se succèdent de plus en plus étroite. La dernière ne faisant que 3m de large encadrée de falaises atteignant les 300m de haut. Un spectacle grandiose !




6 heures plus tard, nous arrivons harassés en bas des gorges, notre orgueil nous poussant même à renoncer à prendre le bus pour effectuer les 2 derniers km jusqu'au village de Hagia Rouméli.

En attendant le bateau qui nous mènera à notre prochaine destination,  nous engloutissons un demi litre de "coke" chacun, à l'ombre d'une terrasse bienvenue.

L'inquiétude grandit en voyant arriver un petite coque de noix sur la mer, notre bateau ! au bout de 2 heures de traversé fait de haut et de bas au rythme du roulis des vagues, nous arrivons enfin au port de Paléochora.

Celui-ci se trouvant tout au bout de la lagune, c'est à pied que nous devons rejoindre notre hôtel. Décidément nous aurons beaucoup marché aujoud'hui.

Heureusement notre chambre nous remonte le morale, car elle est équipée de tout le confort nécessaire, eau chaude comprise.

Et comme dans toutes les histoires d'Asterix, la journée se termine autour d'un bon repas.

mardi 7 juin 2011

Presqu'île d'Akrotiri

Après un réveil difficile, nous nous sommes décidés à visiter la presqu'île d'Akrotiri. Restait à choisir le mode de transport. En effet, bien que proche de Hania, ce site est réservé avant tout aux touristes motorisés. Le bus ne nous autorisant pas assez de liberté, nous décidons de louer un véhicule. Et pourquoi pas utiliser le mode transport local ... le scooter.



Enfourchant notre nouvelle monture (un 100 cm3 quand même !), nous avalons les kilomètres sur les routes crétoises en direction du monastère de Gouvernétou. Celui-ci, bien qu'accueillant, n'était qu'un passage obligé pour notre réelle destination, une petite crique aux eaux translucides.



Le chemin, entièrement pavé, nous mène vers la grotte de Katholiko dite "la grotte de l'ours", haut lieu de pèlerinage crétois. St Jean l'Ermite, qui vivait dans cette grotte au IXème siècle, était un personnage particulier qui ne se rasait jamais et qui fut tué par un chasseur, qui l'avait pris pour une bête ... Quel con !


Au bout du sentier, nous arrivons au monastère de Katholiko, où on a pu admirer une petite église incrustée dans la pierre qui dégage un calme et une spiritualité incroyable.



Encore plein de vigueurs, nous nous lançons dans le sentier au fond du lit d'un torrent à sec. Et enfin, au bout de cet effort sous la canicule, la récompense ! La petite crique apparait sous nos yeux. Ecrasés de chaleur et bien décidés à se baigner, nous nous débarrassons enfin de nos vêtements et de nos ... casques (et oui, n'oubliez pas que nous sommes venus en scooter !)
Et plouf !
La mer crétoise, quel régal !!!


Bon, c'est bien beau, mais il est 13h30, nous n'avons rien mangé ce matin, ni à midi, et il nous reste toute la remontée à faire ! Ce serait dommage de faire une hypo-glycémie au milieu de nulle part.
Finalement, nous avons croqué cette montée avec une facilité déconcertante. Mais on a faim !!!

Après une halte dans un coffee shop, nous partons en direction d'un parc populaire crétois, où se trouve la tombe de Vénizélos. Celle-ci ne présentait aucun intérêt mais le panorama sur la ville de Hania était superbe. Et là, au milieu des oliviers, une petite église typique apparait, quelle charmante surprise.



Très contents de cette journée, nous sommes heureux de vous faire partager ces bons moments de la terrase d'un bar surplombant la rue commerçante de Hania. Et comme on dit chez nous, après l'effort, le réconfort !